08/11/2008

A PROPOS DES ORIGINES HISTORIQUES DE LA COMPAGNIE DES "VOLONTAIRES REUNIS" 3ème PARTIE

La formation des compagnies de Volontaires à Bruxelles et à Mons, en 1787.

Dans la seconde partie, nous avions découvert que dès 1787, les Etats de Brabant, mais aussi les autres provinces avaient réagit aux mesures arbitraires de Joseph II. Des incidents violents avaient éclatés et dans la crainte d'un soulèvement général, les Gouverneur Généraux avaient suspendus temporairement les mesures de l'Empereur. Telle était la situation du pays, qu'il suffisait d'une étincelle pour y allumer un vaste incendie.

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"LE BALAYEUR" - gravure anonyme - Musée Royal de l'Armée

En présence d'une assistance nombreuse, le lion brabançon procède au balayage des troupes autrichiennes, symbolisant ainsi l'espoir et les souhaits de la population.

Il existait à Bruxelles, comme dans toutes les villes, des corporations, appelées "serments", chargées au besoin de défendre la ville. L'avocat Henri Vander Noot entrevit là, le moyen de résistance dans une lutte qui semblait imminente. Le 4 juin 1787, se forma un comité chargé de recevoir les engagements et bientôt se formèrent 2 bataillons de volontaires qui eurent des chefs, un règlement, un uniforme et prirent la cocarde aux 3 couleurs brabançonnes.

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Corps de garde brabançon - peinture anonyme - Musée Royaux des Beaux-Arts de Belgique

Plusieurs volontaires jouent aux cartes. D'autres regardent. Un conte fleurette à la serveuse. Y figurent un cavalier de la Compagnie de Saint-Georges et un chasseur de la Compagnie de Saint-Christophe. A l'avant-plan, un drapeau brabançon.

L'exemple fut suivi dans les autres provinces ; en peu de temps, le pays se couvrit de compagnies de volontaires, organisées sur le modèle de celles de la capitale du Brabant (*).

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Le notaire Van der Veken, volontaires de Louvain - peinture anonyme - Musée Royal de l'Armée

Pierre Joseph Van der Veken (1753-1834) est assis à une table sur lequel figure un manuscrit commençant par ces mots : "Aujourd'hui, le 15 mai 1787, comparaissait devant moi, Petrus Josephus Van der Veken, notaire royal en la ville de Louvain ..." (traduction). Un lion brabançon, un chapeau de la liberté et une cocarde figurent à l'arrière plan. Un fusil avec baïonnette est appuyé contre le mur.

A Mons, comme dans toutes les villes et depuis le Moyen-Age, lorsque la ville était sans garnison, ou en danger, la garde des portes était confiée soit aux "Serments" soit aux "Compagnies Bourgeoises". Les uns comme les autres furent supprimés à diverses époques, mais se relevèrent chaque fois que la nécessité de redoubler les postes se faisait sentir.

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Volontaire anversois à cheval (1787) - gravure anonyme - Musée Royal de l'Armée

Dès 1787, des corps de volontaires armés furent organisés dans différentes villes

Au moment des événements de 1787, les "Serments" et les "Compagnies Bourgeoises" de Mons furent renforcés par des "Compagnies de Volontaires", que les Etats du Hainaut et la Magistrature Communale contribuèrent eux-mêmes à former. Ce qui distingue les compagnies de Volontaires des Serments et des Compagnies bourgeoises, c'est qu'elles devaient, au besoin, se joindre aux autres compagnies du Hainaut et des autres provinces, pour la défense du territoire (plus seulement de la ville).

On y reçu les ouvriers et les artisans honnêtes privés de travail, et une solde de dix patars par jour leur fut accordée. Certains de ces "Volontaires" avaient un uniforme, d'autres portèrent simplement la cocarde tricolore. Ils avaient à leur tête des citoyens des premières classes de la société. Le Colonel des volontaires montois fut le Marquis de Moulbais, député de la noblesse de la province (**).

(*) HISTOIRE DES BELGES A LA FIN DU XVIIIème SIECLE, Ad. Borgnet, Ed. A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, Bruxelles, 1861. (version numérisée)

(**) ANNALES DU CERCLE ARCHEOLOGIQUE DE MONS, tome III, Imprimerie De Masquillier et Dequesne, Mons, 1862 : Notice sur la Milice Communale et les Compagnies Militaires de Mons, Léopold Devillers, pages 169 à 285. (version numérisée)

Deux photos de notre compagnie prises lors de la Marche Saint-Roch de Ham-sur-Heure, probablement en 1971 (ou 1972 ?). Elles proviennent des archives de Monsieur Robert Lorges.

 

StRoch71d

Le Sergent André Arcq (futur Commandant) commandait le peloton des fusiliers.

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HAM-SUR-HEURE - SAINT-ROCH - 1971 OU 1972

12:05 Écrit par Le Petit Volontaire dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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